The taste of… Paris

Lili’s Brownies

Publié dans Découverte, Petites adresses sans prétention by LN sur juillet 7th, 2008

Comment repérer si un endroit qui prétend servir des patisseries américaines est vraiment authentique? Quand une amie des USA vous le fait découvrir bien sûr! Lili’s Brownies est une heureuse découverte sur laquelle j’ai longtemps voulu écrire. Minuscule endroit au coeur de Saint Germain des Près (rue du Dragon, entre le boulevard Saint Germain et la rue du Four), les gentilles et attentionnées serveuses voient défiler tout ce que le quartier compte d’étudiants (Sciences Po, une école des beaux-arts voisine etc) et de modeuses qui veulent se faire plaisir tout en gardant la ligne.

Côté repas, des salades et sandwichs frais sont proposés sur une étagère réfrigérée sur votre droite, ainsi que des jus de fruits faits maison et des desserts: salades de fruits ou délicieux petits pots de yaourts au müesli et au miel… (Un seul bémol: l’endroit est tellement petit que seules 2 tables tiennent, donc soit vous avez de la chance et il y a une table de libre, soit vous devez patienter ou emporter votre repas).

Mais ce qui fait la renommée de cette petite adresse, c’est ce qui se passe au niveau du comptoir: des cookies, muffins et surtout un étalage de loaf breads (des cakes) vous attendent: carrot cake, lemon, banane-noix, coffee, chocolate, ananas-coco… tous plus tentants les uns que les autres, à des prix raisonnables. Ajoutez à cela les Cappucino et Café Latte faits minute, et l’on est à des milliers kms de Starbucks…

Lili’s Brownies: 35 rue du Dragon, Paris 6ème. Tel: 01 45 49 25 03. Métro Sèvres Babylone ou Saint Germain des Prés.

Le “Point éphémère” survivra t-il à la mauvaise qualité de son personnel?

Publié dans Branchouille, Uncategorized by LN sur juillet 2nd, 2008

Peut-être y suis-je allée le mauvais soir (samedi soir)? Le restaurant était complet; les jeunes branchés de la capitale se retrouvaient devant, le long du canal Saint-Martin, pour boire une bière et comparer leur Ray Ban; le groupe à l’intérieur jouait ses premières notes. J’avais traversé tout Paris pour venir au Point Ephémère, qui se dit “centre de dynamiques artistiques”. J’étais surtout en fait venue pour la carte, qui avait l’air alléchante et originale. L’oeuf poché et son émulsion de poireaux fut en effet parfait pour ouvrir l’appétit, tandis que le crumble de sardines à l’huile d’olive a une présentation plus qu’originale (voir ci-dessus). En plat principal je choisis la brochette de volaille marinée à l’estragon accompagnée de boulgour à la coriandre et je ne fus pas déçue: un plat très complet, j’ai eu du mal à finir!

Pourtant, j’ai une question à poser, et cela s’applique sur hélas d’innombrables lieux de la capitale: quand les pseudos lieux “branchés” parisiens ainsi que leur personnel vont-ils enfin arrêter de se prendre pour le nombril de la terre et cesser de regarder de haut les clients? Nos 2 serveurs, un garçon et une fille, étaient incompétents: plus préoccupés de leur style que de la qualité de leur service, c’était à se demander comment ils avaient été recrutés. Espérons que ce détail ne sera qu’un mauvais point éphémère.

Point Ephémère: 200 quai de Valmy, Paris 10ème. Tel: 01 40 34 02 48. Web: www.pointephemere.org. Entrées entre 5 et 7 euros; plats entre 8.50 et 19.50 euros; desserts compris entre 3 et 6.5 euros.

Le grand fooding d’été 2008

Publié dans Bons plans, Découverte by LN sur juin 22nd, 2008

Ceci est le tampon que j’ai eu à l’entrée du grand fooding d’été parisien. L’évènement avait lieu aujourd’hui 22 Juin 2008 de 12h à 16h sur l’ esplanade de la bibliothèque François Mitterrand, malheureusement toujours aussi exposée au moindre coup de vent.

Mais tout d’abord, qu’est ce que le fooding? Le fooding est un mouvement qui a émergé vers 2001, chez Alexandre Cammas et Emmanuel Rubin, en réaction aux tentatives de réglementer toujours et encore plus la gastronomie: guides, notes, étoiles etc… Ainsi est né le concept de “fooding” (food+ feeling), qui prône la liberté dans le plaisir, l’absence de normes, la part-belle aux envies et à l’humeur du jour… Bref, il faut redonner l’envie d’avoir envie( merci Johnny!); rendre la nourriture attrayante et sexy et surtout décomplexer le consommateur. Tout est dit! Ainsi, chaque année dans plusieurs villes de France est organisé le Grand Fooding: une sorte de pique-nique géant, où des stands sont dressés et des chefs viennent gracieusement faire déguster leurs créations. Succès assuré, le public est au rendez-vous.

Bien sûr j’avais pris soin d’aller chez Monoprix lundi 16 Juin afin de récupérer mon billet coupe-file et éviter la longue attente à l’extérieur. L’entrée est à 5 euros, reversés à l’ONG Action contre la faim. Enfin, nous pénétrons dans le paradis du fooding. Nous commençons par un apéritif Ricard/Mangue et épices au 1er stand, puis nous nous dirigeons vers les autres stands.

Pêle-mêle, j’ai gôuté:

Bar à Huilaigrette: pâtes de riz, peau de saumon grillée, ciboulette, graines de sésame, mesclun, algue wakamé; têtes de crevettes croustillantes, ananas, graines de sésame, mesclun.

Kitchenaid Grill: langoustines du Guilvinec, vanille Bourbon, pommes écrasées et boudin fermier, par Thierry Burlot (Cristal Room Baccarat, voir photo); Donburi Création par Hisayuki Takeushi (du restaurant japonais Kaiseki.com, excellent!); Ravioli de risotto mantecato d’ombrine au safran, sauce encre de seiche par Massimo Mori (Mori Venice Bar, excellent également!)

Dessert: Crème glacée Häagen-Dazs Vanilla + crête rouge + robe noire = dessert punk, par Marc Brétillot, designer culinaire (je n’ai pas tellement aimé les morceaux d’oranges amères, mais les copeaux de betteraves sur la glace= original!)

Vin: un Cabernet d’Anjou bien frais. Un coupon est donné à l’entrée pour un verre gratuit, puis 1 euro par verre ou 5 euros la bouteille.

Eau: San Pellegrino et Acqua Panna

Un conseil: aller chercher son billet coupe-file qui évite bien des tracas, et y être au début, car dès 14 heures, il y a beaucoup de monde et il faut faire la queue assez longtemps à chaque stand. De plus, prenez dès que vous pouvez plusieurs plats (pour vous et/ou vos amis), cela vous évitera de refaire la queue si jamais vous avez un coup de coeur sur ce que vous mangez!

Le site internet du Fooding propose un guide des restaurants qui répondent à l’esprit du mouvement, je ne tarderais sans doute pas à en tester un ou deux.

En attendant, photos ici. Happy fooding!

Frü. Gü. Miam.

Publié dans Découverte by LN sur juin 12th, 2008

Comme quoi sortir dans les restaurants de la capitale n’est pas tout: le bonheur est aussi au supermarché. Rayon frais et desserts lactés pour être plus précise. Le nom? Gü (variante: Frü). C’est une marque de dessert tout droit venue d’outre-Manche, qui a envahi les rayons de certains supermarchés (Monoprix au moins), proposant dans des packages au design épuré (voir mes photos ici) des desserts incontournables: gâteaux aux chocolat, soufflés, fondants, mousses, banoffees, trifles et brownies pour la version chocolat (c’est à dire ); cheesecakes à la vanille, myrtille ou citron, gâteaux de carottes et petits pots acidulés pour la version fruitée (Frü). Le tout bien sûr avec les meilleurs ingrédients possibles.

Jusqu’à maintenant j’ai eu la chance de goûter leur banoffees, leur cheesecake à la myrtille sauvage et enfin leur gâteau de carottes (prix: maximum 6 euros pour un dessert qui convient à plusieurs personnes, tel que le carrot cake). Je recommande vivement: c’est comme à la maison! Les goûts sont absolument authentiques, et l’icing sur le carrot cake est sucré à souhait.

Je me suis promise de succomber bientôt à leur Choc Tiffins.

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The Frugal Traveler: Making Friends (and Dinner) in Paris

Publié dans Bons plans by LN sur juin 8th, 2008

From the New York Times’ Frugal Traveler, Matt Gross:

May, 28, 2008.

Paris—city of light! capital of romance! home to epicures and bon vivants!—has always been, for me, something of a lonely city. I’ve visited several times before, and though I wasn’t always solo (one trip was with my family, another was to visit the woman who would eventually become my wife), I would end up pacing the streets by myself for hours, unsure of what to do and where to go and how to find someone, anyone, to connect with.

I’m not exactly shy, and my French, though rusty, is enough to get by. But this insecurity is what I imagine many visitors to New York City feel — the unshakable feeling that they simply don’t belong.

Last Wednesday, as I rode the train from Calais to Paris, the prospect of loneliness filled me with dread, even though I had a dozen friends and friends of friends to contact. Worse, I had a new worry: my budget. I’d spent 49.90 euros, or $80.34 at $1.61 to the euro, on this leg of the voyage, 8 euros more than if I’d booked the train ticket on www.voyages-sncf.com in advance. (Not much, but hey, that’s lunch.) And Paris itself would be unforgiving when it came to extricating every last centime from my wallet. Those Michelin-starred restaurants, exquisite couturiers and lushly glamorous hotels would not be particularly friendly to a frugal traveler attempting the Grand Tour of Europe on less than 100 euros a day.

Still, I had a few tips to my name. Instead of a hotel, where rooms that week were going for no less than 80 euros a night (even on EuroCheapo.com, a smartly written guide and booking site), I rented an apartment. And rather than Craigslist’s Paris site, which features hundreds of vacation rentals, I searched VivaStreet.fr and pap.fr, which do the same thing, but for a French-speaking audience. There, I hoped, I’d find a nicer place, offered by someone who wasn’t scheming to rip off American tourists.

But where in Paris to stay? I polled friends who knew the city, asking where I might find the new, hip quarter. There was no consensus. Artists, they said, were moving east, to parts of the 20th Arrondissement near Père-Lachaise cemetery, while the Faubourg St.-Denis, a seedy zone near the Gare du Nord, was sprucing itself up.

In the end, I settled on a studio on the edge of the 10th Arrondissement, because it was within relatively easy reach of all those other neighborhoods — and because I found a great apartment. The place, a ground-floor studio around the corner from the Goncourt Métro, was about 250 square feet, with a decent kitchen and Internet access, and it opened onto a light-filled courtyard. And it cost just 350 euros a week, no deposit necessary. I e-mailed a scan of my passport to the owner, and apartment B at 8, rue Jacques Louvel Tessier was mine. When I arrived Wednesday afternoon, I traded cash for the key, and began my life as a Parisian.

Instead of using it as base to explore the rest of Paris, I ended up falling in love with this nameless neighborhood, and spent the week mostly within a mile or so of my new home. One block to the east lay the Rue du Faubourg du Temple, an immigrant entrepreneurial zone where halal butchers hacked lamb shanks and West African restaurants were almost indistinguishable from the traditional French brasseries next door. Folk music warbled from Turkish cafes, and at night hipster bars like
Au Baron Samedi (12, rue des Goncourt; 33-1-43-57-31-58; www.aubaronsamedi.fr) catered to a different breed of newcomer — people like Gabriela Giacoman, the glamorous, platinum-coiffed director of advertising for Gawker Media, who’s lived in the neighborhood for five years.

“It’s funky but getting gentrified,” she explained, “and everyone moans about it but admits it’s good to have nice restaurants.”

The same applies even more to the neighborhood’s western side, which encompasses the Canal St.-Martin. Ten years ago, friends told me, this was Crack City, a run-down, dangerous place no one visited. Today, the canal has been spruced up—to the point that some people deride it as a bit too “bobo” (bourgeois bohemian). Me, I didn’t care. In the mornings, I’d go jogging here, pausing to ogle the huge steel pulleys used to open and close the locks of the canal, or to watch Ping-Pong or pétanque in the quayside parks, or to observe the firefighters running drills in their “Battlestar Galactica”-style chrome helmets. Couples, young and old, snuggled at the edge of the water, and city workers deftly trimmed the low branches of trees with telescoping scythes.

Bobo or not, the neighborhood still had great bargains, and a youthful, artistic energy that felt apropos to the Grand Tour. In the afternoons, I’d browse the photography and design books at Artazart (83, quai de Valmy; 33-1-40-40-24-00; www.artazart.com), contemplate the movie selection at mk2 cinema (www.mk2.com) and buy my wife a cute, heart-shaped hot water bottle (just 6 euros!) at the Antoine & Lili boutique (multiple locations; see www.antoineetlili.com for details). And for lunch, I ate a South Indian thali of dosas and iddlys (7 euros) at Passage de Pondichéry (84, passage Brady; 33-1-53-34-63-10).

In the evenings, after my friends would finish work, we would meet for drinks and dinner. At Point Éphémère (200, quai de Valmy; 33-1-40-34-02-48; www.pointephemere.org), a ramshackle bar-resto-concert-hall-art-space next to a fire station, I ate an excellent steak tartare and a maliciously rich chocolate tart and drank plenty of wine for a very reasonable 20 euros, then had 3-euro beers at Chez Prune (71, quai de Valmy; 33-1-42-41-30-47), right next to a bridge made famous by Marcel Carné’s 1938 movie “Hôtel du Nord.”

Another night, I met up with Christine, a good friend who splits her time between Paris, New York, Florida, Los Angeles and Vietnam, and squeezed into the banquette at one of two locations of Au Pied de Fouet (96, rue Oberkampf; 33-1-48-06-46-98 www.aupieddefouet.com), recommended by Anne-Sophie Bisschop, the owner of my Calais bed-and-breakfast, as the kind of place where they not only serve you hearty food from the Auvergne region — like braised hake with lentils and lardons — but also throw in free extras, like glasses of rosé as soon as we sat down. Our unstinting feast cost 56 euros.

By the weekend, I was so enthused about the area that I decided to give a housewarming party — both as a test of my frugal shopping skills and as a way to claim the neighborhood as my own. Could I provide a fancy dinner for 20 on a budget? (Not including wine, of course — this would be strictly B.Y.O.B.)

On Sunday, the local markets were closed, so I left the 10th Arrondissement to shop at the Marché d’Aligre (Place d’Aligre; marchedaligre.free.fr), in the 12th, which had been recommended by a reader, Shira, for its bountiful produce and by my friends for its low prices. After taking in the scene — hurdy-gurdy men, balloon vendors, tuba players — I got down to business, buying kilo upon kilo of melons, tomatoes, radishes, zucchini, lettuces, peaches, apricots, raspberries and more. Sagging under the weight of my purchases, I’d spent less than 20 euros.

I needed a few more items, which I found in my neighborhood. The nearby Franprix supermarket had wild-boar terrine for 1 euro, oak-aged wine vinegar for 65 centimes and a huge can of duck confit for a ridiculous 7 euros. (All were Leader Price brand, which my friend Vincent calls “a treasure trove of cheap foodstuffs.”) Finally, I bought two rotisserie chickens and a container of schmaltz-roasted potatoes from the closest halal butcher—just 10 euros.

The guests — everyone I know in Paris and their friends — began arriving at 5, bringing bottles of wine, their own friends and even a baby. All seemed impressed by the apartment (“It’s brilliant!” said Steve, a friend’s boyfriend) and even my cooking (the zucchini soup and confit disappeared fast).

As the sun set and the courtyard darkened, people swayed to Bebel Gilberto, Stereolab and the “Last Tango in Paris” soundtrack, and I mentioned to my friend Seth how Parisian this all felt.

Not so, he countered. There were, he said, no real Parisians here — everyone had roots, or ties, to somewhere else. Sara to Romania, Isis to Denmark, Francesco to Puglia, Philippe to South Africa. All might be Parisians — some were even lifelong ones — but all were also, to some degree, outsiders, exiles.

True enough, I thought, but for at least one night, we’d found each other in this corner of the 10th, a place I could think of now only as “chez moi.”

Full article here.

French Onion soup

Publié dans Intemporel by LN sur juin 6th, 2008
http://www.flickr.com/photos/leemei/576734375/
On a late Friday night (actually it was Saturday morning at 5am), after clubbing, my friend ans I were hungry. But in Paris, only a few restaurants are open in the middle of the night.
Since 1946, Le Pied de Cochon has not closed its doors at all. It’s open 24h/24. So we naturally decided to head there. It was neither empty nor crowded; a mix of locals and tourists. At night the menu only offers a selection of dishes from the full menu but fortunately, the onion soup was there, waiting for us.
Au Pied de Cochon is also famous for its gratinée onion soup (French speciality), pig dishes and its… seafood. From the New York Times’ Travel guide:
“Their famous onion soup and namesake specialty (grilled pigs’ feet with béarnaise sauce) still lure visitors, and where else in Paris can you get such a good meal at 3am? Other specialties include a platter named after the medieval patron saint of sausage makers, la temptation de St-Antoine, which includes grilled pig’s tail, pig’s snout, and half a pig’s foot, all served with béarnaise and pommes frites; and andouillettes (chitterling sausages) with béarnaise. Two flavorful but less unusual dishes: a jarret (shin) of pork, caramelized in honey and served on a bed of sauerkraut, and grilled pork ribs with sage sauce. On the street outside, you can buy some of the freshest oysters in town.”
The secret of the French gratinée onion soup lies in using beef stock and the slow caramelizing of the onions.
From Simply Recipes: “The trick to a great French onion soup is starting with good stock. French onion soup is usually made with beef stock. I’ve made delicious soup with stock from the leftover rib bones of a rib roast. Another important element is the proper caramelization of the onions. Caramelizing onions take at least thirty minutes of slow cooking the onions over medium high heat. The browning, or caramelizing, of the onions brings out the sweetness in them.”
That said, if you happen to go to Paris (clubbing or just sightseeing), if you are hungry don’t forget au Pied de Cochon, open anytime of the day. Their onion soup is perfect to warm you up in the middle of the night.
Au Pied de Cochon: 6 rue Coquillière, Paris 1er. Tel: 01 40 13 77 00. Web (nice website!): www.pieddecochon.com French onion soup: 7 euros.
Picture from mycookinghut via Flickr. Blog here: mycookinghut.com

La Grande Epicerie de Paris

Publié dans Bons plans by LN sur mai 31st, 2008

Quel bonheur d’entrer dans la Grande Epicerie de Paris! Annexe du Bon Marché et ouvert il y a quelques années, l’endroit se veut être un supermarché de luxe qui regroupe un nombre impressionant de produits tous les plus fous, originaux, introuvables, et authentiques les uns que les autres. Organisés en différents rayons, les sirops multicolores et spécialités anglaises jouxtent les thés du monde entier, les confitures au Champagne précèdent les sirops aromatisés à la barbe à papa… Il y a un rayon de fromage à la découpe (photo ici), un stand boulagerie à faire pâlir la famille Poilâne, un rayon poisson, charcuterie, un rayon fruits et légumes ou chaque article est soigneusement emballé. Bref, vous n’achetez pas une simple pêche, vous achetez une pêche à la Grande Epicerie du Bon Marché, soigneusement sélectionnée et emballée. L’alimentation élevée au rang de produit de luxe.

C’est d’ailleurs le crédo de la directrice des achats, Françoise Flament, qui interviewée récemment dans le Monde 2 (je n’ai pas pu retrouver l’article, help!), raconte comment elle sillonne le monde à la quête des meilleurs nouveaux produits. D’où les prix un peu élevés. Mais cela vaut le coup: à côté de la partie “supermarché” se trouve différents stands où les vendeurs vont au choix: faire votre propre salade, votre propre sandwich à base de produits frais, vous servir en plats arabes et asiatiques fraîchements préparés, ou bien en pâtisseries orientales et petits macarons… Un délice!

Photos ici.

La Grande Epicerie de Paris: 38 rue de Sèvres, Paris 7ème. Métro: Sèvres-Babylone ou Vaneau. Tel: 01 44 39 81 00. Ouvert du lundi au samedi de 8h30 à 21h.

Web: lagrandeepicerie.fr

My mate, Marmite

Publié dans Intemporel by LN sur mai 23rd, 2008

On me dit souvent que j’ai des goûts bizarres: chien, tortue, intestins de serpent, fourmis ou brochettes de scorpions, j’ai tout goûté et j’ai tout adoré.

Tout? Y compris Marmite, produit typiquement anglais. C’est une pâte à tartiner marron à base de levures riches en vitamine B1; le goût est très inhabituel et ne plaît pas à tout le monde! Marmite est pourtant un produit qui a l’avantage d’être très saint: quasiment pas de matière grasse ni de sucre (mais assez de sel je pense).

Marmite est très populaire en Grande Bretagne, et présent dans les souvenirs de tous. Cette pâte dégoulinante est associée au fameux English breakfast et aux sandwiches. On la tartine sur des toasts, seule ou sur du beurre, on l’inclut dans des sandwiches au fromage, ou au concombre, avec de la salade ou encore des pickles, les possibilités sont très nombreuses. Le truc avec la Marmite est que c’est un produit caméléon, on peut le mettre partout . J’ai d’ailleurs ma petite variante personnelle: du yaourt nature (ou du lait chaud) avec du müesli, et l’on finit avec un peu de Marmite et l’on mélange le tout… Miam!

Il existe des dérivées du Marmite dans les pays du Commonwealth (Vegemite en Australie par exemple).  Le site internet du produit est très sympa: on peut choisir son camp (“Love it” ou “Hate it”), acheter son tee-shirt “J’adore Marmite!”, adhérer au fan club ou découvrir une revue de presse de sites internet loufoques sur Marmite!

Photo par Bunchofpants via Flickr.

Taste of Paris… in London: Jamie Oliver’s Fifteen

Publié dans Not in Paris! by LN sur mai 22nd, 2008

On connaît tous Jamie Oliver, le chef britannique et médiatique.

Né en 1975, le jeune “Naked chef” est connu pour ses émissions TV où il a réinventé la cuisine british en la modernisant et en envoyant valser les idées préconçues. Il a aussi publié des livres pleins de ses recettes originales et a proposé pour le gouvernement des idées recettes pour que les enfants britanniques mangent à la cantine plus de fruits et de légumes, au lieu des traditionnelles frites et chips.

Sa notoriété lui a permis de monter en 2002 le concept du “Fifteen”, une chaîne de restaurant à Londres, mais aussi maintenant à Amsterdam, Melbourne, ou même dans les Cornouailles. L’idée? Prendre des jeunes sans diplôme, sans emploi, et les entraîner à devenir chefs dans ses restaurants. Une seule condition: être motivé! La formule a fait mouche, et aujourd’hui les restaurants sont très connus et appréciés. De plus les recettes du Fifteen de Londres vont à une fondation, alors on peut manger avec la conscience tranquille…

J’y suis donc allée un dimanche midi. Situé dans un quartier plutôt “arty” (Old Street), le bâtiment est très typique, avec ses grandes fenêtres, dont les bords sont peints en vert et rose, qui inondent de lumière la grande salle intérieure. De grands paniers de pains italiens (focaccias) fraîs et odorants nous emplissent les narines des herbes de provence alors que nous attendons notre table. A côté, les apprentis font la cuisine derrière un comptoir.

A table, on nous sert des tranches des fameuses focaccias, à tremper dans des petits pots d’huile d’olive ou de vinaigre balsamique. Je n’ai d’ailleurs jamais encore goûté une huile d’olive ni un vinaigre balsamique si fruités: un véritable délice!! J’ai commandé une cuisse de poulet sur un lit de pois cassés et d’épinard: très bon, bien que la cuisse de poulet soit un peu grosse. Mais la peau était craquante à souhait. Mon amie a commandé un poisson avec des frites d’aubergines enveloppés dans un papier journal, façon “fish and chips”, avec des la salade (roast Shetland cod with aubergine funghetto, Italian spinach and Belazu balsamic). Hélas nous n’avions plus de place pour le dessert, mais d’après un coup d’oeil sur la carte, ils étaient tous dans la gamme anglo-italienne (caramel and pecan praline panna cotta, panettone butter pudding, chocolate ricotta with mascarpone and whisky syrup, etc).

D’ailleurs, j’ai trouvé le mix des influences de la cuisine du Fifteen assez intéressant: ayant fait ses classes auprès d’un chef italien, Jamie Oliver s’est servi de la cuisine de la péninsule pour l’incorporer à la cuisine anglaise. Le concept a de l’originalité, les plats en ont moins, dommage. Mais bon, je n’y suis allée qu’une fois pour le moment (mon porte-monnaie doit encore s’en remettre!)

Fifteen London: 15 Westland Place, London N1 7LP. Underground: Old Street station (à 600 m du grand rondpoint de Old Street). Tel pour réservations: +44 870 787 1515. Prix entre 20 et 24 livres pour un plat principal, 6.50 livres pour un dessert. Possibilité de menu à 30 livres, et le restaurant est aussi ouvert pour le petit déjeuner. www.fifteen.net

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Pemathang: mettez du beurre dans votre thé

Publié dans Petites adresses sans prétention by LN sur avril 30th, 2008

Après une petite visite la semaine dernière à ce restaurant tibétain (chose rare à Paris), il y a à mon avis 2 sortes de personnes qui se rendent dans ce genre de restaurant:

- ceux qui après les évènements récents (émeutes à Lhassa, torche olympique etc) se sont intéressés à la culture et la cuisine tibétaines. Avec ses photos du Dalai Lama, sa patronne tibétaine typique et ses décorations kitch, le Pemathang est sûrement l’endroit parfait;

- ceux qui, toujours en manque d’exotisme, vont régulièrement dans ce genre d’établissement. Habitués du restaurant tibétain, ils connaissent la carte sur le bout de la fourchette et fréquentent aussi régulièrement les quelques restos kurdes, népalais, et tadjiks de la capitale, authentiques ou non.

Pemathang est l’un des 3 ou 4 restaurants tibétains de Paris. J’y suis allée avec un ami pour lui faire découvrir la cuisine qui m’avait tant alléchée dans les ouvrages d’Alexandra David-Néel, et que j’avais goûtée lors de mon périple sur le toit du monde. Ce que j’en retenais alors: il y a du yak partout. Viande de yak, thé au beurre de yak, lait de yak, yak séché, alcool de lait de yak etc.

Mais au Pemathnag, point de yak, plutôt des substituts! Beaucoup de viande, de plats végétariens, une carte assez fournie et variée, et un bon menu à 16,50 euros comprenant entrée, plat, dessert et bien sûr thé au beurre de yak. Nous avons commencé par la fameuse tsampa, ou bouillie à base de farine d’orge, de viande, d’épinard: bien veloutée, mais pas assez salée. Le plat consistait de plusieurs petites assiettes où l’on piochait à notre guise: riz, curry de veau, légumes et raviolis cuits à la vapeur (ressemblants étrangement aux Xiaolong bao de Shanghai)… En dessert, nous avons goûté aux boulettes de fromages chaudes au miel: consistant, sucré, très bon! Bien sûr, cuisine tibétaine rime avec thé au beurre de yak… Attention ça vaut le détour!

Finalement, le Pemathang est l’endroit adéquat si vous voulez passer une soirée orignale, loin de la cuisine dont vous avez l’habitude. Des plats bons et originaux, certes, mais vous risquez de vous lasser assez vite.

Pemathang: 13 rue de la Montagne Sainte Genviève, Paris 5ème; Tel: 01 43 54 34 34. Métro: Maubert Mutualité.

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